Indifférence d'Harrison Ford envers ses rôles
Harrison Ford n’a jamais caché son indifférence envers certains de ses rôles emblématiques. L’acteur de 83 ans, interrogé en 1999 par le *SF Gate* sur *Blade Runner*, film culte de Ridley Scott sorti en 1982, a clairement exprimé son avis sans ambivalence.
« Je n’ai pas aimé le film, ni dans un sens ni dans l’autre. J’incarnais un détective qui ne faisait pas d’enquête. Ce matériel était difficile à interpréter. »
Ford a confirmé sa distance avec le projet dès sa sortie. Ce film cyberpunk, aujourd’hui considéré comme une référence du genre, avait connu un échec commercial initial.
Échec commercial et succès critique de *Blade Runner*
*Blade Runner* a engrangé 41 millions de dollars à sa sortie contre un budget de 28 millions. Le succès critique n’est venu que plusieurs années après sa diffusion.
Cependant, Ford n’a jamais adhéré à son ambiance énigmatique, jugeant certaines scènes « complètement folles ».
Conflit autour du commentaire narratif
Le conflit entre Harrison Ford et les studios concernant le commentaire narratif de *Blade Runner* reste un point central de son désaccord avec le film. Les pressions des producteurs, après des tests d’audience décevants, ont conduit à l'ajout d'un voice-over en post-production.
« C’était une imposition, pas une décision artistique. »
Ford rappelle que Ridley Scott avait été évincé du projet par la société de garantie de financement en fin de tournage. Lié contractuellement, Ford a enregistré six versions différentes du commentaire, toutes rejetées. « J’ai refusé de discuter du texte. J’ai lu chaque ligne huit fois, point final », a-t-il raconté, évoquant son exaspération face à la qualité des dialogues imposés. « Je n’avais jamais vu ce matériel avant, et je détestais leurs choix. » Malgré ses critiques, l’acteur a accepté de revenir dans la suite du film 35 ans plus tard, prouvant une certaine ambivalence. « En dehors de ses effets visuels révolutionnaires, je n’ai jamais compris l’engouement pour *Blade Runner* », a-t-il conclu, résumant une carrière où les succès commerciaux ne définissent pas nécessairement ses attachements artistiques.